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Comptabilité

Exports comptables de caisse : transmettre des données propres

La comptabilité est plus simple quand les données de caisse sont propres dès le départ. Lympide aide à structurer ventes, TVA, paiements, remises et journaux.

En bref

Un export comptable de caisse transforme les ventes enregistrées en écritures exploitables par un cabinet : ventilation par taux de TVA, par mode de règlement et par période, dans un format que le logiciel comptable sait lire. Le FEC, fichier des écritures comptables, en est la forme normée et obligatoire en cas de contrôle.

Par L'équipe produit LympideMis à jour le

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RGPD
Sauvegardes quotidiennes
01

Ce que le cabinet attend réellement

Un cabinet comptable ne demande pas un fichier de ventes, il demande de quoi passer des écritures. Ce sont deux niveaux d'information différents.

L'aller-retour de fin de mois vient presque toujours d'un de ces éléments manquant. Un export qui les contient tous supprime la reprise manuelle, qui est là où se glissent les erreurs.

  • Le chiffre d'affaires ventilé par taux de TVA, avec la TVA collectée correspondante par taux.
  • La ventilation par mode de règlement, pour rapprocher les encaissements des comptes de trésorerie.
  • Les avoirs et remboursements séparés des ventes, et non nettés dans le total.
  • Les périodes closes et scellées, avec la certitude qu'elles ne bougeront plus.
  • Les écarts de caisse constatés, qui donnent lieu à leur propre écriture.
  • La valorisation du stock à la clôture, avec la méthode de valorisation retenue.
02

Le FEC, et pourquoi il n'est pas optionnel

Le fichier des écritures comptables est le format que l'administration exige lors d'un contrôle. Sa structure est normée : dix-huit champs obligatoires, dans un ordre défini.

Un FEC ne se produit pas depuis la caisse seule, il vient de la comptabilité. Ce que doit fournir la caisse, c'est une matière première suffisamment structurée pour que les écritures soient passées sans reconstitution : c'est là que se joue la qualité de l'export.

L'article L. 102 B du livre des procédures fiscales, modifié par l'article 36 de la loi du 25 juin 2026, porte la durée de conservation de six à dix ans, pour les documents dont le délai expire après le 1er janvier 2027. Le champ couvre explicitement les données et systèmes d'information constituant la piste d'audit fiable, ainsi que leur documentation.

03

La piste d'audit fiable reste obligatoire

Contrairement à ce que laissent entendre plusieurs sources commerciales, la transmission par une plateforme agréée ne dispense pas de la piste d'audit fiable.

L'article 289 VII du code général des impôts prévoit quatre moyens d'établir le lien entre une facture et l'opération qu'elle constate : des contrôles documentés et permanents, une signature électronique qualifiée, un message structuré en EDI, ou un cachet électronique qualifié. La réforme de la facturation électronique n'en a pas créé un cinquième.

L'argument décisif est que le législateur vient au contraire d'allonger à dix ans la conservation de la piste d'audit fiable et de sa documentation. On ne prolonge pas la conservation d'une obligation qu'on supprime.

04

Formats et intégrations

Le bon format dépend de ce que sait lire le cabinet, pas de ce que sait produire la caisse.

La question à poser au cabinet est simple et rarement posée : quel format d'import votre logiciel accepte-t-il, et sur quelle périodicité. La réponse détermine l'export à mettre en place, et évite de construire une passerelle dont personne ne veut.

Formats d'export courants et usage auquel ils répondent.
FormatDestinataireUsage
FECAdministration fiscaleObligatoire en cas de contrôle, produit depuis la comptabilité
CSV ou tableurCabinet, reprise manuelleSouple, mais suppose une convention de colonnes stable
Format d'import du logiciel comptableCabinetÉcritures passées sans ressaisie
Connexion directeCabinetFlux continu, sans fichier intermédiaire ni oubli d'envoi
05

Ce qui fait échouer un export

Les mêmes causes reviennent, et aucune n'est technique.

  • Des ventes saisies sur une touche générique, qui empêchent toute ventilation par taux.
  • Des avoirs enregistrés comme des ventes négatives, ce qui fausse à la fois le chiffre d'affaires et la TVA.
  • Des périodes rouvertes après clôture, qui rendent l'export non reproductible.
  • Des modes de règlement mal distingués, notamment les titres restaurant traités comme des espèces.
  • Des remises appliquées sur le total du ticket plutôt que sur les lignes, qui rendent la ventilation par taux impossible à recalculer.
  • Un export produit à la demande et jamais archivé, dont on ne sait plus reproduire à l'identique celui envoyé il y a six mois.
06

Le lien avec l'e-reporting

L'export comptable et l'e-reporting B2C partagent la même matière première mais ne poursuivent pas le même but.

L'export comptable sert à produire des écritures et s'adresse au cabinet. L'e-reporting transmet à l'administration, via une plateforme agréée, un agrégat journalier ventilé par taux de TVA — ce que la DGFiP identifie explicitement comme les données du ticket Z.

Un commerce qui produit déjà des exports comptables propres a donc l'essentiel du travail derrière lui, à ceci près que la transmission ne peut passer que par une plateforme agréée, et que l'échéance est le 1er septembre 2027 pour les TPE et PME.

Ce que vous gagnez

  • Le cabinet attend des écritures, pas un fichier de ventes.
  • Le FEC est produit depuis la comptabilité, la caisse en fournit la matière première.
  • La conservation passe de six à dix ans pour les délais expirant après le 1er janvier 2027.
  • La piste d'audit fiable reste obligatoire : la plateforme agréée n'en dispense pas.
  • Le format d'export se choisit en fonction de ce que sait importer le cabinet.
  • Les avoirs doivent être séparés des ventes, pas nettés dans le total.
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Questions fréquentes

Qu'est-ce qu'un FEC exactement ?+

Le fichier des écritures comptables, un format normé à dix-huit champs obligatoires que l'administration exige en cas de contrôle. Il est produit depuis la comptabilité et non depuis la caisse ; le rôle de la caisse est de fournir des données assez structurées pour que les écritures soient passées sans reconstitution manuelle.

Combien de temps conserver les exports ?+

Dix ans depuis l'article 36 de la loi du 25 juin 2026, contre six auparavant, pour les documents dont le délai de conservation expire après le 1er janvier 2027. Le champ inclut explicitement la piste d'audit fiable et sa documentation.

La plateforme agréée gère-t-elle la piste d'audit fiable ?+

Non. Les quatre moyens de l'article 289 VII du code général des impôts restent seuls applicables, et la réforme n'en a pas créé de cinquième. Les sources affirmant le contraire surinterprètent : le législateur a au contraire allongé la conservation de la piste d'audit à dix ans.

Quel format demander à son éditeur de caisse ?+

Celui que sait importer le logiciel du cabinet comptable, question qu'il vaut mieux poser au cabinet avant de choisir. Un export CSV souple convient si la reprise reste manuelle ; un format d'import natif ou une connexion directe supprime la ressaisie.

Faut-il un export différent pour l'e-reporting ?+

Oui, dans sa forme. L'e-reporting attend un agrégat journalier par SIREN ventilé par taux de TVA, transmis via une plateforme agréée dans le format des spécifications DGFiP. La matière première est la même que celle de l'export comptable, mais la destination et le format diffèrent.

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