Logiciel de pilotage de marge pour savoir ce qui rapporte vraiment
Le chiffre d'affaires ne suffit pas. Lympide aide à suivre la marge brute, les remises, les coûts d'achat et la rotation pour piloter la rentabilité produit par produit.
En bref
Le pilotage de marge consiste à rapprocher, pour chaque produit vendu, son prix de vente et son prix d'achat réel afin de connaître ce qu'il rapporte. Un commerce qui suit son chiffre d'affaires sait ce qu'il vend ; un commerce qui suit sa marge sait ce qui le fait vivre.
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RGPD
Sauvegardes quotidiennes
01
Marge brute, taux de marge, taux de marque
Trois notions différentes que le langage courant confond, ce qui suffit à rendre une comparaison entre produits inexploitable.
Le taux de marge et le taux de marque décrivent la même réalité et donnent des chiffres différents. Annoncer « je fais 50 % » ne veut rien dire sans préciser lequel des deux. Un outil qui affiche l'un en le nommant comme l'autre fausse toutes les décisions qui en découlent.
Les trois indicateurs de base, avec un exemple à 100 € d'achat et 150 € de vente hors taxes.
Indicateur
Calcul
Résultat sur l'exemple
À quoi il sert
Marge brute
Prix de vente HT − prix d'achat HT
50 €
Mesurer ce que rapporte une unité vendue
Taux de marge
Marge brute ÷ prix d'achat HT
50 %
Négocier avec un fournisseur, fixer un coefficient
Taux de marque
Marge brute ÷ prix de vente HT
33,3 %
Comparer des familles entre elles, raisonner en part du CA
Coefficient multiplicateur
Prix de vente HT ÷ prix d'achat HT
1,5
Fixer un prix rapidement à partir de l'achat
02
Pourquoi la marge affichée est presque toujours fausse
La marge théorique se calcule sur un prix d'achat catalogue et un prix de vente étiquette. La marge réelle intègre tout ce qui s'est passé entre les deux.
Un écart de dix points entre marge théorique et marge réelle est courant dans le commerce de détail. C'est suffisant pour qu'un produit considéré comme rentable ne le soit pas.
Les remises accordées en caisse, qui réduisent le prix de vente sans que l'étiquette change.
Les soldes et démarques, qui écrasent la marge sur une partie du volume.
Les remises fournisseur et ristournes de fin d'année, qui abaissent le prix d'achat réel après coup.
Les frais d'approche : transport, douane, conditionnement, qui appartiennent au coût d'achat.
La casse et la démarque inconnue, qui répartissent leur coût sur les unités effectivement vendues.
Les retours clients, remboursés au prix payé mais parfois invendables ensuite.
03
Le prix d'achat n'est pas une donnée fixe
C'est la difficulté centrale du calcul. Une même référence en stock provient souvent de plusieurs réceptions, à des prix différents.
Deux méthodes cohabitent. Le coût moyen pondéré recalcule un prix d'achat moyen à chaque réception : simple, stable, mais il lisse les variations et retarde la détection d'une hausse fournisseur. Le premier entré, premier sorti conserve chaque lot avec son prix : plus fidèle, plus lourd, indispensable dès que les prix d'achat bougent souvent ou que les produits ont une date limite.
Quelle que soit la méthode, ce qui compte est de la choisir explicitement et de ne pas en changer en cours d'exercice — la comparabilité d'une période à l'autre en dépend, et le cabinet comptable le demandera.
04
Repérer une dérive avant la clôture
Une baisse de marge se voit rarement sur le chiffre d'affaires, qui peut même progresser pendant que la rentabilité recule. Elle se lit sur des signaux plus fins.
1Suivre le taux de marque par famille sur des périodes glissantes, et non par exercice : une dérive de deux points sur un trimestre disparaît dans une moyenne annuelle.
2Comparer le prix d'achat moyen de la dernière réception à celui de la précédente, référence par référence.
3Mesurer la part du chiffre d'affaires réalisée sous remise, qui monte souvent sans décision explicite.
4Rapporter la marge dégagée au stock immobilisé par famille, pour distinguer ce qui rapporte de ce qui occupe.
5Vérifier que les hausses fournisseur ont bien été répercutées : c'est la cause de dérive la plus fréquente, et la plus simple à corriger.
05
Décider d'un prix avec le contexte
Augmenter un prix sans savoir ce qu'il représente dans le panier moyen ni comment le produit se comporte face à ses substituts revient à jouer à pile ou face.
Trois informations rendent la décision moins aveugle : la contribution du produit à la marge totale, qui dit s'il mérite qu'on y touche ; sa vitesse d'écoulement, qui indique la tolérance probable à une hausse ; et sa position dans le panier, un produit d'appel se traitant différemment d'un produit d'accompagnement.
La règle la plus utile reste la moins spectaculaire : une hausse mesurée sur les produits qui tournent bien rapporte davantage qu'une hausse forte sur les produits qui tournent peu, parce qu'elle porte sur du volume.
06
Ce qui distingue un tableau de bord utile
Un tableau de bord de marge se juge à une chose : produit-il une décision, ou seulement un constat ?
Il montre la marge en euros et en pourcentage : le pourcentage seul fait préférer les petits produits très margés au détriment du résultat.
Il distingue marge théorique et marge réalisée, remises comprises.
Il descend à la déclinaison quand le produit en a, parce que c'est là que se prennent les décisions de réassort.
Il rapporte la marge au stock immobilisé, pour révéler ce qui coûte de la trésorerie.
Il compare à une période équivalente, pas au mois précédent, quand l'activité est saisonnière.
★
Ce que vous gagnez
Taux de marge et taux de marque décrivent la même réalité avec des chiffres différents.
La marge réelle intègre remises, démarques, frais d'approche et casse.
Le prix d'achat dépend de la méthode retenue : coût moyen pondéré ou premier entré, premier sorti.
Une dérive se lit sur des périodes glissantes, pas sur l'exercice.
La marge en euros compte autant que le pourcentage.
Rapporter la marge au stock immobilisé révèle ce qui coûte de la trésorerie.
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Questions fréquentes
Quelle différence entre taux de marge et taux de marque ?+
Le taux de marge rapporte la marge au prix d'achat, le taux de marque la rapporte au prix de vente. Sur un produit acheté 100 € et vendu 150 € hors taxes, le taux de marge est de 50 % et le taux de marque de 33,3 %. Les deux sont justes, mais ne se comparent pas entre eux.
Pourquoi ma marge affichée ne correspond-elle pas à mon résultat ?+
Parce que la marge affichée est presque toujours théorique. Elle ignore les remises accordées en caisse, les démarques, les frais d'approche, la casse et les retours. Un écart de dix points entre marge théorique et marge réelle est courant dans le commerce de détail.
Faut-il utiliser le coût moyen pondéré ou le premier entré, premier sorti ?+
Le coût moyen pondéré suffit quand les prix d'achat sont stables. Le premier entré, premier sorti devient nécessaire dès que les prix bougent souvent ou que les produits ont une date limite. L'essentiel est de choisir explicitement et de ne pas changer en cours d'exercice.
Comment savoir quels produits arrêter ?+
En croisant la marge dégagée et le stock immobilisé sur une période récente. Un produit qui ne dégage presque pas de marge tout en immobilisant de la trésorerie coûte plus qu'il ne rapporte, même s'il se vend. La rotation seule ne suffit pas à trancher.
À quelle fréquence regarder ses marges ?+
Mensuellement pour les familles, avec une comparaison à la même période de l'année précédente si l'activité est saisonnière. Les hausses de prix d'achat, elles, se surveillent à chaque réception : c'est le moment où la correction coûte le moins cher.